Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

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Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Garbage Man le Mer 19 Jan 2011, 21:31



A l'été 2009, le magazine Guitar World a publié un article consacré à Rory, écrit par Alan Di Perna. Je me suis risqué à une traduction de l'article en question. N'hésitez pas à me signaler des choses qui vous sembles bizarre dans ma traduction. Bonne lecture !





Against The Grain: The Rise and fall of Rory Gallagher.


Le succès n'a pas échappé à Rory Gallagher. Il se détourna de sa courte et triste vie. Maintenant mort, il est plus célèbre que jamais.
Guitar World présente l'histoire du rocker irlandais disparu et de son revival posthume.


La mort à rendu Jimi Hendrix, John Lennon, Elvis Presley et Kurt Cobain, plus grand qu'ils l'étaient de leur vivant. En un sens elle les a déifié.
Mais la mort a aussi le pouvoir de prendre des artistes qui étaient de moyennes Stars ou même relativement inconnu et de leur conférer un halo radieux de gloire posthume.
Des musiciens allant de Robert Johnson à Nick Drake en passant par Randy Rhodes ont atteint à titre posthume une grande renommée et une dévotion auquel ils n'ont pas pu profiter de leur vivant.


Durant les dernières années, un important culte posthume a grandit autour de Rory Gallagher. Le guitariste de Blues/Rock irlandais, chanteur et compositeur qui est décédé le 14 juin 1995.
Il y a eu une avalanche de récent produit rétrospectifs, incluant un double CD "Best of", "Crest of the Wave", sélectionnés depuis le large catalogue d'albums studios et live de Rory.Ainsi que de nombreux DVD Live incluant "Live in Cork" et l'exhaustif coffret 3 DVD "Live at Rockpalast" compilant une valeur de 3 décennies d'apparitions Live. Il y en a encore beaucoup en stock, Rory était un infatigable Live performer.


En réponse à cet intérêt grandissant, Fender a récemment fabriqué une réédition, basé sur la bien aimée Stratocaster '61 du guitariste, couleur sunburst fortement usagé.
Gallagher a sans doute tout les conditions préalables pour une déification posthume. Dans sa prime jeunesse, il était un beau garçon avec une crinière brune broussailleuse et un sourire de vainqueur.
Pas tout à fait comme Beck ou Hendrix, guitare en main, Gallagher était un agile riffer magistral dont le style énergique et décousu était ponctué de salves de fluide, de la poésie à six cordes.
Son jeu était imprégné d'une authenticité bluesy. Egalement adepte de l'électrique et de l'acoustique, slide et frettage standard, il a porté à son jeu de guitare un zèle immense que même les années d'intense tournées
et les nombreuses déceptions de carrières n'ont rien fait pour diminuer.


Bien sûr, Rory Gallagher possède à la pelle la plus importante qualification pour une adulation posthume - une vie triste. La tragédie de Randy Rhoads consiste dans l'inopportunité de sa mort- 'il a été fauché alors qu'il était encore très jeune et devait marquer le monde de son empreinte. Mais la tragédie de Rory Gallagher est quelque peu différente, le conte d'une vie remplie avec des opportunités manquées, de malheureux choix de carrières et un idéalisme mal placé. Le tout exacerbé par les habituels démons de l'alcool et de la dépendance aux médicaments. Mais les prouesses de Gallagher sur le manche ont été trop souvent de pair avec un tir infaillible quand il ne venait pas lui même se tirer dans le pied.


Il semble toujours y avoir un parent dans les cultes des stars du Rock mortes, quelqu'un pour porter la flamme et collecter les royalties. Dans le cas de Randy, c'est sa mère, son frère et sa sœur; dans le cas de Jimi sa demi sœur. Rory Gallagher a survécu par son jeune frère Donal. Mais contrairement aux parents de Randy Rhoads et Jimi Hendrix qui n'ont témoigner que très peu de leur amour et vécu leurs moments de gloire sur scène et en studio, Donal était le plus proche confident de Rory, tour manager et quelques fois business manager, durant toute sa carrière il a tout vu.

"Rory n'a jamais cherché le succès comme les autres artistes le faisaient, mais il aimait être un musicien.
Son plaisir était de faire ce qu'il voulait. Il aurait aimé avoir un album numéro 1 aux Etats-Unis, mais tout semblait trop
cynique et sans cœur pour lui. Après 25 tournées, il avait travaillé plus dur qu'un bon nombre de groupes qui venaient d'Irlande et qui auraient pu obtenir une première place en Amérique avec peu d'effort. J'aurai été énervé par ça.
Mais pas Rory, il disait: "Je fais ce que je veux faire et je le fais de la façon dont je le souhaite
- Donal Gallagher"


Bien qu'il soit issu d'Irlande plutôt que d'Angleterre, Gallagher avait les mêmes influences musicales que les musiciens britannique comme les Stones, Beatles, Cream & Led Zeppelin. La vague de skiffle du début des 50's lui a donné sa première
révélation aux idiomes du Folk et du Blues américain. Rory est tombé profondément amoureux de cette musique qui a été popularisé au Royaume-Uni par des artistes comme Lonnie Donegan, et y restera profondémment dévouer toute sa vie. Mais comme tous les jeunes Britanniques, il a été foudroyé par l'explosion Rock n' Roll de la moitié des 50's. Il est passé d'une guitare en jouet à une véritable à l'âge de 9 ans, après que sa famille ait bougé de Derry à Cork dans le Sud. A l'âge de 15 ans, Gallagher
était un joueur professionnel dans un showband irlandais, The Fontanas Show Band. Les showbands étaient un phénomène uniquement irlandais.

"Ces groupes pouvaient jouer 5 heures d'affilés dans les bals communaux, et ils reprenaient tout de la country à la comédie, les tubes du jour et aussi les vieilles valses et une variété de musiques traditionnelles irlandaise. Le groupe pouvait se diviser en petites unités, ainsi les gars s'en allaient 20 minutes pour casser la croûte. - Donal Gallagher"


Le penchant de Rory d'exhorter les foules à chanter ou à taper dans leurs mains provient sans aucun doute de son expérience dans les showbands. Mais quand le boom merseybeat a porté les Beatles et les autres groupe de musique beat sur le devant de la scène, Gallagher a détourné les Fontanas, déstructuré le line up et remodelé le groupe en un téméraire groupe à l'influence Rn'B appelé The Impact. Il a persuadé les membres du groupe de se baser à Londres, à l'époque l'épicentre de tout ce qui était tendance dans la culture rock.

Donal raconte "Rory visait le Marquee, le Flamingo et différents clubs et voulait voir des gens comme Georgie Fame, Alexis Korner et Steampacket, qui était le groupe de Long John Baldry avec Rod Stewart. Il s'est immergé lui même comme ça." Mais il ajoute, "les concert de guitariste solo était plutôt modeste. Londres avait une immense population irlandaise, il y avait un paquet de salle de bals irlandaise pour que The Impact puisse jouer, particulièrement dans le nord de Londres."


Les groupes à tubes comme les Byrds, Kinks & Animals pouvaient jouer dans les mêmes lieux. "Ils venaient et faisaient un set de 20 minutes - une poignée de leur tubes - et The Impact était le groupe de première partie. Alors Rory avait des types comme [le Byrd] Roger McGuinn tout au long de ça. Mais les Showband avait une stigmate. Ils continuaient de jouer des valses et de la country music et portaient un uniforme."

Rory a amené The Impact à Hambourg, Allemagne, pour travailler sur le même terrain, dans les clubs où les Beatles ont travaillé une paire d'années plus tôt durant leur ascension vers la gloire. A cette époque The Impact était un trio. Le format semblait convenir à Gallagher, et il l'emploiera pour une grande partie de carrière. A partir de ce moment dans le milieu des 60's, le power trio était une idée dont le temps était venu. C'était à Hambourg d'après Donal, que Rory s'est pour la première fois frotté aux membres d'un power trio en devenir - Cream. The Impact s'est finalement transformé en un bluesy power trio, Taste, un groupe qui enregistra deux albums studio et deux albums Live, bien qu'avec de nombreux changement de personnels dans la section rythmique. Taste était un vrai prétendant. Ils étaient favorablement renommé - cité par John Lennon dans une interview à l'époque, et ils avaient ouvert pour Cream, Fleetwood Mac et John Mayall entres autre, en Irlande et ailleurs. Ils ont même été choisis pour être le groupe de première partie pour le concert d'adieu de Cream au Royal Albert Hall de Londres.


Pour cette raison, Gallagher a été lui même invité à être le remplaçant de Eric Clapton au sein de Cream. La dissolution du groupe a été accéléré par la décision de Clapton de le quitter. Impressionné par le jeu de guitare de Gallagher, le management de Cream l'a approché avec une offre de poursuivre avec Jack Bruce et Ginger Baker, continuer de jouer et d'enregistrer en tant que Cream. Beaucoup de guitaristes auraient tué pour une telle opportunité, mais Gallagher la déclina. C'était la première des plusieurs offres de haut niveau qu'il déclina. "C'était plus un truc du management - trouver quelqu'un pour remplacer Clapton !" Donal dit que Rory était connu d'eux, et ils s'entendaient bien. "Mais Rory ne voulait pas être l'un d'eux. Il disait [Musicalement il n'existe aucun moyen pour que j'essaie de rentrer dans les chaussures d'un autre, spécialement Eric]." Si Gallagher avait fait au moins un album avec Cream ou même une tournée avec eux, il aurait sûrement propulsé sa carrière. "Oui cela aurait pu être une voie rapide" reconnaît Donal "Mais il sentait qu'il n'aurait jamais plus été indépendant".


La tendance de Gallagher de "faire seul" était peut être son tragique défaut. Renfermé et timide, il n'était pas en mesure de faire confiance aux autres ou d'entrer complètement dans une relation de collaboration. "Il n'a jamais été un grand dans l'interaction avec les gens"
admet Donal. "Il était brillant face à un public, mais en coulisse c'était l'effet Dr Jekyll & Mr Hyde. Il était mauvais dans les relation en tête à tête. Il n'aurait même pas laisser entrer le type pour lire le compteur d'eau ou de gaz de sa maison. Même le groupe n'a pas dépassé le pas de sa porte."

Gallagher a bientôt sa chance de "faire seul" pour de vrai. Taste se sépare en 1970, au milieu d'une dispute avec le management, et Gallagher a décidé de poursuivre seul en tant qu'artiste solo. En 1971, il a publié deux albums: Rory Gallagher et Deuce. Pour chacun d'eux il a insister pour produire lui même, et les résultats ont été mixé au mieux; des éclairs de brillance au milieu d'épisodes de médiocrité laborieuse. Gallagher semblait manquer de la capacité de se corriger lui même. Pour une grande partie de sa carrière il opéra sur l'hypothèse simpliste qu'il pourrait entrer dans un studio d'enregistrement et faire son concert et ressortir avec un grand album studio. Une approche Live dans un studio marche pour certains groupes, et cela semble avoir marché pour Gallagher, mais c'est pratiquement impossible d'auto produire ce genre d'album.


La tonalité de la guitare de Gallagher sur les premiers albums est un exemple du problème. Contrairement à beaucoup de guitaristes de power trio, il ne pouvait pas compter sur une massive rangée de Marshall ou une grande quantité de distorsion pour remplir l'espace sonore. Au lieu, et à son crédit, il faisait sonner sa strat 61' cabossée à travers une variété de petits amplis combos. Mais manquant de connaissance en matière de production, Gallagher était dans l'incapacité de créer un son de guitare distinctif propre, et son son de guitare sur Rory Gallagher et Deuce est faible et fragile. Sans overdubs pour remplir les vides laissés seuls, plus dans le sens de la prise de son de la batterie, le traitement habile du signal et ainsi de suite, les albums sonnent presque péniblement anémique. Un songwriting plus strict aurait pu aider aussi bien.Tandis qu'un mélodiste décent, Gallagher souffrait à l'époque d'une tendance de guitariste lead à enchaîner des poignées de riffs ensemble, ad hoc, en espérant en quelque sorte les additionner à la chanson. En rétrospective, les deux premiers albums de Gallagher auraient pu être judicieusement édité en un seul album, avec des prises pour des albums à la production supérieur. Une petite sélection de chaque plus les truc fait sur la compilation Crest of the Wave.
En effet,  Gallagher était un grand sideman qui a insisté sur le fait d’être un front man convenable. Ses prouesses en tant qu’accompagnateur sont amplement démontrés sur les nombreux side projects auquel il a participé au fil des années. Peut être que le plus notable d’entre eux fut le disque The London Muddy Waters Session, publié en 1972.


Les Londons Sessions étaient une série d’enregistrements qui ont amené de grands bluesmen et rocker américains des 50’s a jouer avec les stars du Rock des 60’s qui les adoraient et les émulaient. La série à pris un vibrant départ avec The Howlin’ Wolf London Sessions mettant en vedette Eric Clapton, Steve Winwood, Charlie Watts & Bill Wymans - la section rythmique des Rolling Stones. Aussi c’était un immense honneur pour Gallagher de se voir offrir le poste de lead guitariste avec Muddy Waters, le grand patriarche du Chicago Blues électrique. Donal pense que les pilier du London Blues, Alexis Korner et Chris Barber ont recommandé Rory pour les London Sessions. Pour une fois le guitariste introverti n’a pas dit non .
« Je pense que beaucoup de gens ont été perplexe que ce ne soit pas à nouveau Eric Clapton » Donal raconte « Mais je me rappelle d’une une interview du magazine Play Boy avec Muddy Waters où il disait que Rory était plus proche de son style
de musique - l’espèce de son de Chicago avec le bottleneck. »

Les choses s’étant déroulés de cette façon, Gallagher à presque manqué la première session. « Il avait un concert cette nuit là à Leicester, qui est à 100 miles de Londres, » Donal raconte, « Alors Rory a dit [Je serai là-bas aussi vite que je le peux après le concert.] Je me rappelle que nous avons vraiment brûler du pneu pour rentrer à Londres. Rory était bouleversé. [Ils vont me jeter; je suis si en retard] il disait. Mais quand je suis entré dans le studio, Muddy se tenait debout avec un verre de Champagne pour lui. [Heureux que tu le fasses, viens, à ta santé] un absolu gentleman. »

Gallagher brille vraiment sur les titres de Muddy Waters. Ses solos sont concis, incisif et passionné, son accompagnement de bon goût et rythmiquement intuitif. Jouant avec les plus grands, ce qui inclus les claviériste Steve Winwood et Georgie Fame et Mitch Mitchell, le batteur du Jimi Hendrix Experience, Rory a un espace bien défini qu’il comble admirablement, ne dépassant jamais la durée bienvenue et faisant son exposé musical avec éloquence dans les chorus qui lui sont alloués. Le profond amour  de Gallagher pour le Blues est une des choses les plus touchantes à son propos. Il faisait clairement son boulot, et sa profonde affection n’a jamais perdu l’innocente sincérité des histoires d’amours adolescentes.
Il a aussi fait du bon boulot sur l’album de Jerry Lee Lewis, The Sessions, enregistré à Londres en 1972 avec une foule d’invité. Le jeune guitariste irlandais à lié un profond lien avec « le Killer », l’original rocker sauvage américain.
Peut être était-ce l’instinctuel fraternité de deux grands buveurs ?

Donal se rappel un des moments décisifs des sessions. « Tout allait bien au début » dit-il « Jerry Lee était tenu à l’écart de la bouteille. Mais quand le producteur à dit [Jerry, tu fais tous les Johnny Be Good et les vieux trucs de Rock n’ Roll. Essaie quelque chose de différent] alors le gars à dit [Satisfaction] des Rolling Stones, et Jerry n’avait jamais entendu ce titre. Quelques uns des musiciens ont rigolé quand il ont entendu ça. Ce qui a grandement fâcher Lewis. Rory n’a pas rit, cependant, et cela lui a valu la confiance des chanteurs. » Donal raconte : « Il y a une superbe photo de cette session où Jerry Lee regarde Rory dans les yeux et Rory chante pour lui. Rory lui apprenait les paroles et la mélodie pour [Satisfaction]. Alors il y avait un lien entre Rory et Jerry Lee. Ils s’entendaient bien. »

Gallagher a fait beaucoup de travail de sessions durant sa carrière, beaucoup de premier ordre et beaucoup de celle-ci avec des héros musicaux comme Muddy Waters, le tromboniste de Jazz anglais Chris Barber et Lonnie Donegan. Rory  semblait en mesure de renoncer au contrôle de ces vétérans de la politique, d’une certaine manière, il ne pouvait pas avec ses pairs.
Entre-temps, comme il se préparait à faire son troisième album solo, Blueprint de 1973, il semble avoir été conscient des insuffisances des deux premiers disques. Blueprint marque une expansion et une réorganisation du line up, le batteur Rod De’ Ath  et le claviériste Lou Martin du groupe Killing Floor, joignant leurs forces au bassiste de longue date de Rory, Gerry McAvoy. Un entêté, homme orgue/piano barrel house bluesy, Martin s’est avéré idéal pour Gallagher, donnant un sens de variété et d’interaction sur le travail solo de Gallagher.

Le format sur Blueprint comme sur son successeur, Tattoo était pour la majeur partie Live dans un studio. Mais les contributions de Martin ont étoffé le son. Le line up Martin/De’Ath/McAvoy était le plus stable de tous les groupes de Gallagher. Ca a collé ensemble pendant trois ans, pendant cette période, ils ont enregistré quatre albums et un live avec Gallagher, Donal raconte: « Rory n’a jamais pris de véritable vacances. Il occupait son temps libre en composant, développant et écoutant d’autres artistes. Il ne savait pas quoi faire d’autre. » Il n’a pas prêté beaucoup d’intérêt aux distractions typique de la vie sur la route. Donal dit qu’il n’utilisait pas de drogues récréatives, n’était pas plus attiré par les groupies.

« Je pense qu’il était tellement acharné de devenir un musicien professionnel pendant son plus jeune âge, qu’il s’est coupé de toute autre chose dans sa vie. Pendant son adolescence,  il avait le sentiment que les petites amies étaient une entrave.  Il a vu trop de gars lutter avec leurs petites amies, et vu des petites amies faire dissoudre des groupes. Pour lui, la musique était une vocation dans un clergé. Plus tard il y a eu une femme ou deux, mais il ne s’est jamais rangé. »

Comme beaucoup de solitaire, créatif et les personnes intensément passionné, Rory a trouvé dans l’alcool un tampon pour aider à se couper du monde et pour atténuer la douleur de l’isolement.
Bien que l’alcool ne soit devenu un vrai problème avant les 80’s, il y avait auparavant des signes imminents du problème. « Il s’en allait et avait une consommation frénétique d’alcool » se rappel Donal. « Il s’enfermait dans une chambre pendant trois jours, probablement ave quelques bouteilles et ressortait avec une série de chansons. »

Les problèmes personnels de Gallagher n’ont certainement pas entraver sa productivité dans les 70’s. En effet il ont été la racine de sa compulsion d’enregistrer et de sortir des disques. L’album que beaucoup de fans considèrent comme l’apothéose du line up Martin/De’Ath/McAvoy  est Irish Tour ‘74. Les albums Live étaient énormément populaire dans les seventies. Tout le monde des Who au Stones en passant par Yes, Deep Purple, Peter Frampton et Led Zeppelin ont publié des albums Live à succès durant cette décennie, et les performance Live était certainement le métier de Gallagher. Incapable de communiquer avec les gens dans des situations ordinaire, il devait probablement adoré ces quelques heures de communion Rock n’ Roll. Tandis que Irish Tour ‘74 n’a pas un impact majeur aux Etats-Unis, c’était le disque de la carrière de Gallagher le plus vendu partout dans le monde.

Si Irish Tour avait eu moins de succès, Gallagher aurait réagit différemment à une offre qui est arrivée fin 74’/début’75 pour rejoindre les Rolling Stones. Mick Taylor venait de quitter le groupe et,  comme Donal raconte l’histoire, Rory était le premier choix des Stones pour un remplacement. L’offre est venu de façon informelle - un appel téléphonique du pianiste des Stones Ian Stewart invitait Gallagher à « Venir boire un coup, et participé à une jam session avec les gars ». L’invitation a été reportée à plusieurs reprises comme les Stones avait des problèmes avec un nouveau studio d’enregistrement mobile qu’ils avaient acquis à cette époque, Rory, en attendant avait une importante tournée japonaise qui se profilait à l’horizon.

« Rory était assez naïf pour penser, [ Oh ils veulent juste boire un coup et jammer, ce n’est rien de sérieux,] » Donal raconte « J’étais en colère après lui,  pour dire le moins. »

Finalement Rory a pris un avion pour Rotterdam avec sa strat et un petit ampli Fender Tweed Champ. Les stones n’avaient prévu qu’un seul ticket d’avion, alors Donal n’a pas pu accompagner son frère. D’après ce que Rory à dit plus tard à Donal, il a été accueilli à l’aéroport par ni plus ni moins que Mick Jagger, qui l’a mis dans un taxi et l’emmena dans une salle de répétition que les Stones ont occupé. Là, il a été accueilli par Marshall Chess Jr, directeur du label Rolling Stone à l’époque qui aurait dit à Rory,
« Bienvenue au sein des Rolling Stones. Je savais que ça serait toi, tu es le gars pour le job. »

D’après Donal, « Rory a passé 4 nuits avec eux. La première nuit Keith ne s’est pas présenté. Alors Mick a dit à Rory, [Peux-tu me donner un riff ? J’ai cette chanson Start Me Up] et Rory a dit [Eh bien je suis en train de travailler sur une chanson] alors ils l’ont bossé. C’est une légende que cet album [Tattoo You] a différent riffs de guitares de personnes différentes. Je pense que Rory faisait référence à Miss You comme étant l’autre chanson sur laquelle ils ont travaillé. Lors de la seconde nuit, Keith est descendu et y sont allé, Keith aimait le style de Rory vu qu’il était à fond dans Hank Snow et les joueurs de country aussi bien que les guitaristes de Rock et de Blues. Aussi ils écoutaient manifestement les même disques. »

Des parties de l’histoire de Donal semblent farfelues. Le riff de Start Me Up est beaucoup trop dépendant des la guitare à 5 cordes de Keith Richards, de l’accordage en open de Sol, une configuration que Rory n’a jamais été connu pour l’avoir utilisé. Donc, on peut se demander où la vérité cède la place à la fiction dans le compte rendu de Donal.
Tout de même il est théoriquement possible que le classic riff de Keef (Start Me Up) puisse avoir été dérivé d’une idée de Rory Gallagher. Tel que cela s’est passé après, le compte rendu devient encore plus brouillon.

« Il n’y avait aucune cohérence dans le camp »  rapporte Donal. « Rory n’arrêtait pas de dire à Mick, [Regarde, que suis-je supposé faire de ces dates japonaises ? Combien de temps pouvez-vous attendre ?] Mick a dit [Va en parler à Keith.]. Mick et Keith ne se parlaient plus à cette époque, ce qui était une autre difficulté. Le dernier soir Rory est monté dans la chambre de Keith, mais Keith était comateux. Rory a passé la dernière nuit debout, revenant tous les quarts d’heures, la porte de la chambre de Keith étant grande ouverte.
Rory a dû prendre l’avion du retour pour Heathrow à 10 heures du matin. Tout le monde était parti au lit. Il n’y avait plus personne debout, alors Rory a pris sa guitare et son ampli, je l’ai retrouvé avec ses bagages à l’aéroport d’Heathrow et nous
nous sommes envolés pour Tokyo. »

Donal était contrarié que Rory ait laissé passer l’opportunité de travailler avec les Stones. « Je me rappel avoir dit à Rory [Tout ce que tu avait à faire était de sonner et de dire (reporte la tournée japonaise). Nous aurions vendu plus de billets au Japon dans six mois] Il a répondu (Rory) [Je n’arrêtais pas de courir après une réponse et personne ne savait ce qu’il se passais. C’était un peu le bordel] Peut être que si il avait été avec lui… »

Dans les années qui suivirent il a retourné des offres similaires de la part de Deep Purple et Canned Heat, mais d’ici là Donal avait appris à ne plus être surpris des décisions de son frère. Une conséquence positive de ne pas être devenu un Rolling Stone était que Gallagher venait de faire deux des meilleurs albums solo de sa carrière, Against The Grain publié en 1975 et Calling Card en 1976. A ce moment le line up Martin/De’Ath/McAvoy était devenu une machine bien huilée. Calling Card bénéficiait aussi d’un travail de production de premier ordre de la part du bassiste de Deep Purple, Roger Glover. Pour une fois Rory était capable de faire confiance à quelqu’un pour la production de l’un de ses albums. Donal raconte « Nous avons été sur une tournée commune avec Deep Purple et Fleetwood Mac. Sur la route, Rory s’est bien entendu avec Ritchie Blackmore et les autres gars de Deep Purple. »

Calling Card montre une chose, Gallagher a été capable de travailler avec un producteur extérieur plus souvent. Conçu par le prodige allemand Mac (qui travaillera plus tard avec Queen), c’est l’album de Gallagher bénéficiant du meilleur son. Le jeu est rigoureux et le son de la guitare est costaud. Il y a des overdubs adéquat sur des rythme étoffés. Mais à la fin du projet, les ennuies avaient éclatés, et Gallagher a brûler une autre étape.

« Rory n’était pas content du mixage, » raconte Donal. « Il a remixé l’album avec Chris Kimsey, qui plus tard a fait quelques trucs pour les Stones, et ça embêtait Roger. Mais ils n’ont jamais eu de querelle - Rory ne voulait pas parler aux gens. Il m’a dit Non ce n’est pas comme ça que je veux que l’album sonne. Je veux qu’il soit remixé.] Et il a fini l’album lui-même. C’était difficile. »

Gallagher était guère en position d’être arbitraire sur ce point. Les groupes Bluesy/Hard Rock étaient  nombreux sur le terrain dans le début des seventies. Savoy Brown, Spooky Tooth,  Nazareth, Ten Years After, Bad Company, Grand Funk Railroad, The James Gang. Vous ne pourriez pas jeter un bâton sans frapper un mec avec une crinière hirsute parcourant la pentatonique. Tout ces groupes étaient concurrents pas seulement pour l’attention,  mais aussi pour l’avant-garde - à l’époque des genres de Rock comme le prog, le glam, la fusion sans parler d’autres genres n’étant pas du Rock comme le Funk, le Disco ou le Reggae.
Des artistes solo comme Alvin Lee et Peter Frampton sont passés du rang de Bluesy Hard Rock pour devenir des stars majeurs des Seventies. Prouvant qu’il y avait effectivement un marché pour l‘archétype du « super guitariste/chanteur/compositeur/frontman ». Mais Gallagher semble avoir été béatement inconscient que c’était ce dont il était question - un marché.

« Les autres types étaient préparé à jouer les superstars, Rory ne l’était pas. » raconte Donal, « Il ne voulait pas laisser les maison de disques sortir des singles de ses albums. Je me rappel quand Live in Europe est sorti [ en 1972], les directeurs de Polydor sont venu à un concert à Washington avec une version modifié de (Going to my Hometown). Ils ont dit [Polydor promet que nous ferons de ce titre un numéro 1] Rory a failli traversé le toit, prenant le gars de Polydor avec lui. L’idée que quelqu’un modifie sa musique… il n’était juste pas préparé à jouer ce jeu. Même les gars de Deep Purple disait [Regarde, tu dois le faire. C’est un single ! ] Mais Rory était terrifié de devenir une nouveauté à la mode. Tu sors un single et la pression est sur toi pour en sortir un autre. Ton prochain single devient plus important que ton prochain album. J’étais en désaccord avec Rory tout du long. Pour moi, un titre comme Tattoo’d Lady [Issu de l’album Tattoo de 1973] et tout ce qu’il y a dans Calling Card [l’album de 1976 du même nom], il y avait plein de chansons qui auraient pu être jouable à la radio. »

Le refus de Gallagher de jouer le jeu démontre la mesure dans laquelle il vivait dans son propre monde. Peut être que son attitude provenait de son précoce intérêt pour la musique Folk, ce grand bastion à vocation anti-commercial. Quelque soit la logique sous-jacente, Rory était incapable de percevoir la publication d’un single comme autre chose qu’une intrusion dans son droit divin de jouer solo sans interruption plus de 37 fois consécutives un Blues 12 mesures. D’une certaine façon, ça fait de lui le dernier Guitar Hero. Il était prêt à sacrifier sa carrière pour défendre le caractère sacré inviolable d’un solo de guitare.
Donal raconte que la question du single à fait son apparition, une fois de plus lors des moments de tensions pendant la conclusion des sessions de Calling Card. « Chris Wright qui était un des deux boss de Chrysalis à dit [Je vais te dire. Retarde la sortie de l’album. Nous allons prendre la chanson (Edged in Blue) couper le solo de guitare et la sortir en single. Nous appellerons l’album Edged in Blues quand il sortira.] Chris Wright est un directeur musical. Je le respectait. Je suis retourné voir Rory et j’ai dit [Tu vois, ça a été proposé par le directeur de la compagnie] A nouveau, il était près à appeler pour engueuler Chris pour y avoir même penser. »

La nervosité de fin de projet, devint un phénomène de plus en plus répandue pour Gallagher que sa carrière portait. Il avait complètement enregistré et mixé, le successeur de Calling Card. « A la fin la maquette était coupée et je devais la distribuer à Chrysalis, pour la faire écouter aux directeurs. » raconte Donal « Ce matin là, droit dans les yeux, Rory m’a dit [Tu ne peux pas le faire écouter à qui que ce soit. Je n’aime pas l’album.] Rory la jeté à la poubelle. »

L’humeur était maussade quand les frères retournèrent en Irlande. « Rory semblait déprimé à ce moment » Donal raconte « Un jour il m’a finalement dit [Je veux changer de line up. Je ne suis plus heureux avec le groupe] Il voulait faire le ménage mais j’ai dit [Regarde, garde au moins ton bassiste, Gerry]

Exit le stable et fructueux groupe de Gallagher. Rory a finalisé certains titres issu des sessions sur l’album Photo Finish de 1978 avec Ted McKenna à la batterie. Gallagher avait forgé une amitié avec Alan O’Duffy, un ingénieur du son basé à Londres qui travaillais sur l’album (Venus & Mars) de Paul McCartney & The Wings. Il faisait suffisamment confiance en O’Duffy pour l’avoir comme Coproducteur sur Photo Finish et son successeur Top Priority. Tout deux sont de solide albums de la fin des 70’s mais à partir de maintenant, cela importait peu.

Le Punk Rock a jailli hors de Londres et New York d’une manière énorme, traçant une nouvelle voie audacieuse pour le Rock n’ Roll. Entre-temps Eddie Van Halen et Randy Rhoads ont instauré une nouvelle voie moins centré sur le Blues pour le Hard Rock et le Metal. Le Punk en particulier a déclaré la guerre au style scénique de Gallagher - les longs solos de guitares,pianos, basses et batteries, la bonne audience obligatoire, les trop familier et apparemment interminable échange de guitares entre les chansons. Ironiquement Gallagher aimait le Punk. Il avait assisté au concert final des Sex Pistol à San Fransisco et dit à son frère, « C’est aussi proche d’Eddie Cochran que ce que tu va obtenir ».

La carrière et la vie de Gallagher va prendre une tournure pour le pire dans les 80’s.  Un soupçon d’ironie amer rampe dans certains titres de ses albums. Top Priority était une référence quelque peu moqueuse envers la promesse de Chrysalis que le disque serait leur  top marketing priority - malgré les masters mis à la poubelle, refuser de publier des singles et d’autres drame que Rory avait connu par le passé. Le titre de Jinx de 1982 est assez explicite. A partir de ce moment, l’abus de substances avait commencé à faire sentir ses effets avec l’alcool. Gallagher était devenu accroc à la prescription de tranquillisants.

« Lorsque le (médicament) - faute d’un meilleur mot- a commencé à frapper s’était pour la peur de Rory de prendre l’avion, qui ne s’était pas déclarer jusque là » raconte Donal « Je pense que s’était la pression. Il portait trop de casquette à la fois. Il était son propre producteur, son propre compositeur, son propre manager… avec toute la tension nerveuse, les tablettes de pilules devaient probablement le détendre, aussi il a commencé a en prendre pour d’autres raisons. Bien sûr après un moment ils n’étaient plus assez fort, alors il retournait constamment chez le médecin pour augmenter les doses.  Rory était très discret à propos de tout ça. Il allait les avaler dans la salle de bain. »

Donal n’avait pas mesuré l’étendu du problème jusqu’à ce que Rory commence à avoir de sévère douleurs à l’estomac et des nausées. Il raconte « J’ai réussi à le faire entrer dans une clinique, et le médecin à dit [Vous réalisez que le problème n’est pas tellement l’alcool. C’est les pilules] Il a fustigé le médecin privé de Rory de lui avoir prescrit la quantité de choses qu’il avaitCe n’était pas une prescription de tablettes, c’était la combinaison. Jeté dans l’alcool et vous obtenez un cocktail détonnant. »

Dans les dernières années de la vie de Rory, Donal est devenu, littéralement son protecteur. « Je jouais les agents et manager et faisait la gestion » il raconte « Au même moment, je m’étais marier et essayait de mener ma propre vie. Nous avions du temps libre et prenions des congés. Mais Rory s’enracinait quand il avait du temps libre. On pouvait voir le vide dans sa vie. »

Donal a établi son frère dans une maison moderne à Londres qui avait anciennement appartenu à Elton John, Dusty Springfield et John Mellencamp « Elle avait de grands pouvoirs musicaux » raconte Donal « Je pensais que peut être, il ne ferait pas de soirée en tant que tel,  mais à terme il y aurait des gens. Mais il n’a jamais invité personne. Ensuite la maintenance de la maison est devenu un problème, alors je l’ai emmené dans un très bel hôtel. Je connaissais le gérant et il nous à donner une suite. »
Rory a sûrement passé quelques unes de ses plus heureuses journées et nuit vers la fin de sa vie au Conrad, un hôtel luxueux de Chelsea Harbour à Londres. Il aurait ses habitudes au bar de l’hôtel, traînerait avec les groupes de passage à Londres qui resteraient à l’hôtel - tout le monde de l’artiste Folk Martin Carthy et Bert Jansch au Rockers Gary Moore, INXS et Gun’s N’ Roses. « Bien sûr Slash était un énorme fan » raconte Donal.

Rory s’est même lié d’amitié avec les musiciens ayant joué au bar de l’hôtel. Mais c’est à ce moment que les choses ont commencé à se déchaîner. « Le pianiste était tellement pas en place qu’il ne pouvait pas jouer pour les clients. » explique Donal. « Ou il était en place dans la suite de Rory jammant avec le batteur et le bassiste. Mon ami gérant m’a appelé et m’a dit, [Nous devons libérer la chambre, ça ne peut plus durer] Ils avaient un immeuble d’appartements de l’autre côté de la rue qu’ils desservaient. Le gérant de l’hôtel à installé Rory dans cet immense appartement. Mais il s’y sentait si isolé, il a déprimé, il ne voyait plus personne. »

Malgré le déclin de ses conditions physique et psychologique, Gallagher boucla deux albums studio, Defender en 1987 et Fresh Evidence en 1990.  Il a réussi a maintenir un actif calendrier de tournées au début des 90’s, bien que cela soit devenu difficile. « Le seul remède pour Rory était de le garder actif, lui donner des dates et lui donné une vie, » raconte Donal, « Il n’avait pas de vie quand il n’était pas sur la route, tristement. »

Mais la tournée apporte la pression, et la pression occasionne plus d’abus de tranquillisant et d’alcool. La route et les concerts - les seules choses qui donnaient à Rory une raison de vivre - étaient maintenant en train de le tuer. « La dernière chose que tu veux, c’est ton frère sorte et donne le meilleur de lui-même sur scène, » raconte Donal, « mais nous devions juste prendre le risque de faire ça, ou envoyer chier les fans. A un des concerts londoniens important, Rory a visiblement pris des tablettes ou quelque chose du même genre et les a immergé dans un verre de Cognac. Il allait bien avant de monter sur scène. Mais dans les 20 minutes à une demi heure, il pouvait pas comprendre pourquoi ses doigts étaient engourdi. »

« Sur l’une des dernières tournées, j’ai fais irruption dans son dressing, volé son sac pour faire ressembler ça un cambriolage dans le but de prendre les médicament et voir ce qui allait se passer. J’ai été choqué. Ses symptômes de sevrage étaient colossaux. Après une semaine, il transpirait les toxines et son appétit était revenu. Après trois semaines il jouait mieux que jamais. Tu lui tournais le dos, mais tu ne veux pas qu’il se risque trop longtemps sur la route. C’était un appel difficile. »

Comme les années 90 était en cours, Gallagher a été en mesure de moins se produire et moins fréquemment. Sa santé fragile l’a poussé à décliner une offre pour jouer sur un des albums solos de Mick Jagger, parmi les autres concerts. Brièvement après ce qui sera son dernier concert, aux Pays-Bas, le 10 janvier 1995, la greffe de Rory a échoué.
« Il entrait et sortait du coma et j’ai dû prendre la décision de faire une transplantation de foie, » raconte Donal. « Je ne m’attendais pas à être confronté à quelque chose comme ça,  et l’horloge tournait parce que nous devions attendre un donneur. Tu ne peux pas uniquement acheter un nouveau foie. »

Rory a survécu à l’opération de transplantation de 12 heures, mais des complications se sont déclarées  il y a eu de nombreuses interventions chirurgicales au cours de la période d’agonie qui a durée environ 3 mois. A la fin, une infection qu’il avait attrapé à l’hôpital lui a pris sa vie. Donal était au chevet de son frère Rory lorsqu’il est décédé à Londres, le 14 juin 1995 à l’âge de 47 ans.

« Tu ne peux jamais dire » raisonne Donal « Peut-être que c’était une bénédiction déguisée. Qui sait qu’elle sorte de vie il aurait eu si il avait guéri. »

Les premiers signes d’un regain d’intérêt pour Rory Gallagher et sa musique ont commencé en Europe. Où il jouissait d’une plus grande popularité qu’il en avait eu aux Etats-Unis. Une rue porte son nom dans la banlieue de Paris. Beaucoup d’hommages ont suivit. «Il y a eu un déversement de larmes en Allemagne et en Irlande » raconte Donal « Les gens ont réalisés qu’ils leur manquaient beaucoup de bonne musique. »
Le contrôle du back catalog est revenu à Donal à la fin des 90’s. Tous les albums ont été remasterisés et réédités par BMG. « Nous ne savions pas ce qui allait arriver » raconte Donal « Si ils allaient être rigide ou pas. Mais dans la première année, il y a eu un million d’unités du catalogue vendu. »

Il y a beaucoup plus à venir. Compte tenu du zèle de Rory pour les performances Live. Beaucoup de publication DVD sont probable à l’avenir. « Nous n’avons pas encore vraiment exploité les concerts à la BBC, » raconte Donal « Mais nous allons y arriver. L’année prochaine nous espérons publier des enregistrement de Taste jouant au Festival de l’île de Wight, parce que le 40ème anniversaire approche. Par bonheur nous avons tout un stock plein d’images Live, ce qui est génial car beaucoup de jeunes guitaristes peuvent étudier la technique de Rory. »

Gallagher serait sans doute heureux que sa musique ait survécu aux changement musicaux qui l’ont privé de la place de numéro 1 durant sa vie.  Il y a comme une justice en fait qu’il trouve sa place, aujourd’hui, dans les cœurs de la rock guitar sous-culture.
Il a toujours été plus à l’aise parmi les musiciens.


Pour ceux que ma traduction donne mal la tête, voici le lien du texte original en anglais (Laughing):

http://shadowplays.com/blog/?p=708


Dernière édition par Garby le Ven 20 Juin 2014, 08:18, édité 2 fois
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Emi le Mer 19 Jan 2011, 22:18

J'avais déjà lu cet excellent article. Je trouve qu'il dépeint assez bien la vie de Rory, notamment sa vie privée. Je pense que Rory plus qu'un timide était un hyperémotif, tout ce qui est écrit dans cet article tend à le prouver! Un hyperémotif a peur de tout de la vie sociale, de l'intimité avec une femme, tout ce qui touche aux relations humaines les perturbent beaucoup , et surtout ils font tout pour le cacher aux autres et se trouvent des tas d'excuses à leur solitude. Je pense que Rory souffrait de ça c'est la raison pour laquelle il ne s'est jamais engagé avec de femmes. Cela dit il avait des coups de foudres ,je vous renvoie sur RoryOn à la section des témoignages de fans , lire les histoires, de Lothe, Duana, et Marianne Murphy, qui racontent comment Rory les a chacune passionémment embrassées backstage, sans jamais aller plus loin. Encore typique des hyperémotifs. J'ai compris que Rory souffrait exactement de ça en allant voir le fabuleux dernier film (que je vous recommande) de Jean Pierre Améris (ancien hyperémotif) "Les émotifs anonymes" avec Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré. En sortant de ce film je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Rory cet "émotif anonyme" célèbre!

Quant à ta traduction Garbage je te félicite bon travail!!! cheers
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Garbage Man le Mer 19 Jan 2011, 23:17

L'hyper émotivité est un trait caractéristique des personnes exerçant des métiers d'art. Il y a aussi une forme d'autisme (le syndrome Asperger) lier aux artistes. Les gens atteint de ce syndrome se coupent du monde extérieur et réagissent de façon violente lorsqu'on tente de s"introduire dans leur intimité.

Ce n'était pas vraiment le cas de Rory puisqu'il savait s'ouvrir aux autres par moment. Mais c'était quelqu'un d'une rare sensibilité.

En ce qui concerne l'article, j'ai choisis de le traduire car je trouvais certains passages vraiment intéressant. Cependant je trouve dommage par moment que l'auteur, accentue trop la face alcoolique de Rory. Aussi je pense qu'il ne remet pas toujours les évènements dans leurs contextes. Notamment en ce qui concerne les deux premiers albums de Rory, où il oubli de préciser que si il a choisi de s'auto produire s'était faute de moyen financier. Vu qu'il s'était retrouvé sans un sous après la séparation de Taste. Je crois même que la mère de Rory l'avait aidé financièrement à l'époque.

Aussi je trouve qu'il exagère un peu trop ce qu'il appelle "les mauvais choix de carrière". Notamment l'épisode Stones, où si il est vrai que le poste de guitariste lui tendait les bras, ce n'est pas pour autant que ce coup de projecteur aurait pu lui être bénéfique pour la suite de sa carrière (voir l'après Rolling Stones pour Mick Taylor).
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Chino le Jeu 20 Jan 2011, 06:42

Super boulot, bravo Garbage! bravo bravo bravo

J'ai cet article (en PDF), mais la traduction est pklus que bienvenue. jap

Article très intéressant en effet, c'est dans celui-cii que j'avais découvert pour la première fois que Rory aurait pu intégrer Cream (mais si c'était hautement improbable au final).

C'est également un des rares articles où Donal Gallagher évoque sans détour l'alcoolisme de on frère.
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Tontonjimi le Jeu 20 Jan 2011, 10:47

Je me suis toujours posé la question suivant: mais auraient-ils filmé Taste en première partie du concert d'adieu de Cream au Royal Albert Hall? (je sais, je rêve, mais qui sait, posons la question à Tony Palmer et son équipe Shocked )
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Chino le Jeu 20 Jan 2011, 10:55

Tontonjimi a écrit:Je me suis toujours posé la question suivant: mais auraient-ils filmé Taste en première partie du concert d'adieu de Cream au Royal Albert Hall? (je sais, je rêve, mais qui sait, posons la question à Tony Palmer et son équipe Shocked )
C'est déjà fait Tonton, et voici la réponse laconique de Tony Palmer:

"I have no TASTE footage of that day.
Sorry.
TP"


cry2
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Tontonjimi le Jeu 20 Jan 2011, 12:41

pfffff cry2
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Derek le Jeu 20 Jan 2011, 13:11

Pas mal d'ânerie dans cet article mais bon on est habitué...la presse guitaristique est vraiment lamentable dans son ensemble.
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Garbage Man le Jeu 20 Jan 2011, 13:38

Derek a écrit:Pas mal d'ânerie dans cet article mais bon on est habitué...la presse guitaristique est vraiment lamentable dans son ensemble.

L'auteur de l'article semble préférer Eddie Van Halen & Randy Rhoads (ce dernier étant cité à plusieurs reprises), deux guitaristes dont les styles sont aux antipodes de Rory.
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Emi le Jeu 20 Jan 2011, 13:53

Garbage Man a écrit:

Ce n'était pas vraiment le cas de Rory puisqu'il savait s'ouvrir aux autres par moment. Mais c'était quelqu'un d'une rare sensibilité.


Ce n'est pas l'impression que j'ai eu en lisant le livre de Mc Avoy, et certains articles. Comme tu dis ce n'était que par moments et encore quand il se sentait en confiance! Il a même fallu pas mal de temps à Gerry pour nouer une relation d'amitié avec Rory. Je crois que les rapports humains l'angoissaient beaucoup!
Mais bon comme le livre est en anglais je peux me tromper!

Sinon en ce qui concerne sa carrière je te rejoins à 100%, pour moi Rory n'a pas fait de mauvais choix de carrière, il avait raison d'être anti-singles, achète t on un tableau, une sculpture par petit bouts? non! C'est pareil pour un album de musique, c'est une oeuvre dans son ensemble! En revanche, il voulait faire l'album absolu, là il se trompait, c'est curieux d'ailleurs de la part de quelqu'un qui était anti singles, parce que c'est le même principe, au final ce qui compte vraiment c'est toute sa création!

Un jour j'ai lu un article super sur je ne sais plus quel site qui disait que Rory n'était pas mort seulement à cause de l'alcool et des médocs mais principalement de son entêtement. Je trouvais ça très juste!
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par prettyrose le Ven 18 Fév 2011, 22:35

je découvre ce sujet et la magnifique traduction de Garbage Man que je remercie vivement car je suis dans le regret de zapper tous les articles en anglais, n'étant pas bilingue.
Merci
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Tiger le Jeu 02 Juin 2011, 07:32

Merci pour cet article qui définit bien le personnage.
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par prettyrose le Jeu 02 Juin 2011, 11:43

moi aussi , j'aime bien passer par ici jap
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Rory72 le Mar 07 Aoû 2012, 00:47

Garby a écrit:

L'auteur de l'article semble préférer Eddie Van Halen & Randy Rhoads (ce dernier étant cité à plusieurs reprises), deux guitaristes dont les styles sont aux antipodes de Rory.

A mon avis rory et randy (surment mes deux 6 cordeux préférés) se seraient bien entendus, Randy aussi était un véritable passioné qui s'imergeait sans concessions dans sa musique, préférant aller prendre des cours de guitare (!) le soir lors des tournés, plutôt que de suivre ozzy dans son amour de la poudre blanche. Randy n'était pas tres motivé par l'idée d'aller rejoindre ozzy et a été convaincu par son entourage, avant sa mort il voulait quitter ozzy pour se consacrer a la guitare classique. Ceci dit je trouve ce qui est dit sur l'aspect sonore des premiers albums assez débiles, comme si le standard absolu était un gros son gibson + marshall enrobé d'une production cristalline. Je trouve que la production du premier sert parfaitement le contenu.
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Re: Against the Grain: The Rise & Fall of Rory Gallagher (Guitar World 2009)

Message par Garbage Man le Mar 07 Aoû 2012, 01:31

Rory72 a écrit:
Ceci dit je trouve ce qui est dit sur l'aspect sonore des premiers albums assez débiles, comme si le standard absolu était un gros son gibson + marshall enrobé d'une production cristalline. Je trouve que la production du premier sert parfaitement le contenu.

C'est un parti pris complètement stupide de la part du journaliste, comme je le disais, non pas pour déprécier Randy Rhoads & Eddie Van Halen mais ils sont éloignés de Rory en terme d'influences, de son etc... Du coup ses goûts en matière de production sont plus proche d'un son 80's que d'un son 70's.
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